dimanche 8 juillet 2018

MALI-CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE Les 24 candidats à couteau tiré ! Cotonou (Bénin), le dimanche 08 juillet 2018, 15h00min (SIM)-Les 24 candidats à l'élection présidentielle au Mali sont officiellement entrés en lice samedi, avec le lancement de la campagne dans un pays sous état d'urgence, en proie à des violences jihadistes et des tensions intercommunautaires. Après un démarrage discret dans la matinée, en attendant les meetings de lancement des deux principaux candidats, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, élu en 2013 et le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé, dimanche, quelques rassemblements électoraux commençaient à se former et les affiches à se multiplier samedi après-midi à Bamako, la capitale. La communauté internationale, présente notamment avec la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et la force française Barkhane, attend de cette élection, dont le premier tour est prévu le 29 juillet, une relance de l'application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015, qui accumule les retards. Le célèbre chanteur malien Salif Keïta a appelé à voter pour Soumaïla Cissé, candidat malheureux face à Ibrahim Boubacar Keïta au second tour en 2013. Un autre candidat, l'homme d'affaires Aliou Diallo, a reçu vendredi le soutien, du chérif Bouyé Haïdara (bien: Bouyé Haïdara), un dirigeant religieux musulman très respecté et très influent, qui avait appelé à voter pour M. Keïta en 2013. L'ancien fonctionnaire international Hamadoun Touré, a prévu lui de faire "une campagne ambulante" avec "des bus à (son) effigie qui vont circuler à travers la ville de Bamako", selon un membre de son entourage. Les candidats ou leurs représentants ont signé vendredi un "code de bonne conduite", visant à éviter des troubles dans le pays. La sécurité a été renforcée pour cette campagne. Plus de 30.000 membres des forces de sécurité et de défense été mobilisés pour "sécuriser les candidats sur le terrain et les opérations de vote", selon le ministère de la Sécurité intérieure. De son côté, la Minusma, qui a acheminé ces dernières semaines le matériel électoral, s'est engagée à transporter les candidats qui le souhaitent dans les zones échappant au contrôle du gouvernement, en particulier dans le nord du pays, fief de l'ex-rébellion à dominante touareg. "On les convoie de Bamako jusqu'au chef-lieu des régions où nous sommes", a déclaré à l'AFP le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, disant espérer que les candidats soient sensibles à la possibilité de "partir quand même dans les régions qui sont censées être sous contrôle des mouvements". Malgré l'interruption des réunions entre signataires de l'accord de paix pendant la période électorale, M. Annadif a souhaité que de telles "mesures de confiance" en favorisent à terme la mise en oeuvre. Il a ainsi cité "le fait que les groupes s'associent avec nous dans les régions du Nord pour sécuriser les bureaux de vote", en référence aux groupes signataires de l'accord de paix. L'Union européenne (UE) a déployé cette semaine un premier groupe de 20 observateurs, dont les effectifs doivent atteindre 80 pour le jour du scrutin. Le Conseil de sécurité de l'ONU a assorti la semaine dernière son renouvellement pour un an du mandat de la Minusma d'une mise en garde aux parties maliennes pour obtenir des progrès rapides dans le processus de paix. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire. 3ATB/BA/SIM/TV5 SC🌏🌍P-INF🅾S

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