lundi 19 mars 2018

Bénin/Fronde sociale : Mars 2018, deuxième mois de défalcation ?

L'odeur d'une autre défalcation sur salaire des grévistes sent dans ce mois. À partir de la semaine prochaine, il se pourrait que ce qui s'est passé en février se répète.

Par 3ATB, le 19 mars 2018

Dans ce mois de mars, selon une rumeur qui tend à se confirmer, le Gouvernement veut défalquer sur le salaire des fonctionnaires de la Santé et de l'Éducation. Février mars, même pipe, même tabac. Il y a huit jours, les ministres de tutelle ont réclamé la liste des absents au poste. Pour la Rupture, comme le dit un artiste, "qui n'a pas travaillé n'a pas droit au salaire". Il serait fort probable que les enseignants et les agents de la Santé constatent une grosse diminution sur leur sous dans les institutions financières. Avec l'allure que prend les choses, le Gouvernement ne serait plus prêt à retourner l'argent soustrait aux grévistes en février. Un point se ferait au ministre de l'Économie en vue de respecter strictement la consigne. Et ce nouveau système rupturien se répétera dans les mois suivants si la fronde continuait. Pire, si cette année académique s'est blanchie, le salaire des auteurs sera bloqué jusqu'à nouvel ordre. Une année blanche pourrait conduire à la dissolution des centrales et confédérations syndicales du secteur éducatif.

Depuis 19 jours, et surtout après la dernière défalcation, les travailleurs cessionnistes ne vont plus au service en quelque sorte. Seulement une fois par semaine. Puisqu'ils observent une grève de 96heures. Tous les jours sans travail seront considérés impayés par l'État central. C'est la dernière semaine pour qu'il y ait une année blanche. Toutes les négociations Gouvernement-Syndicats ont échoué. Patrice Talon et son équipe ne veulent pas reculer. On apprend selon une autre rumeur que si les vacances 2017-2018 sont anticipées, les grévistes seront automatiquement radiés. Et un recrutement en urgence se ferait. Actuellement pour le bien de tous, les enseignants devront éviter une année blanche. Le mieux qu'ils reprennent les classes et revoient les manières de revendiquer. Quartier latin de l'Afrique, le Bénin ne mérite plus une année blanche. Les élèves, écoliers et parents n'ont plus de mot. Chacun d'eux a participé, en sa manière, pour trouver le dégel, mais rien n'est trouvé comme promesse de solution. Jusqu'à ce jour, le silence du Gouvernement. Qu'en pense Talon ?

SC🌍🌏P-INF🅾S

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